• Le temps d'un été

    [Histoire en brouillon que je n'ai pas continué.]

    Je n'aurais jamais imaginé que tout se passerait ainsi. Au départ, j'avais des vacances d'été bien organisées: Dormir. Manger. Lire. Répéter. Mais il faut croire que le destin en a choisi tout autrement. Puisque le moment où ma cousine a appelé, c'en était fini de mon été bien planifié.

     

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    01 | Problème de vie sociale

     

    VOYEZ-VOUS, J'ÉTAIS tranquillement allongée sur mon lit, un livre dans les mains quand mon téléphone à sonné. J'ai alors grogné, détestant être dérangée dans ma lecture et décidai de ne pas y répondre, laissant la mélodie stridente raisonner dans ma chambre. Mais malheureusement pour moi mon interlocuteur n'était pas près d'abandonner. Il tenta de me contacter à deux reprises jusqu'à ce que la sonnerie me brise les tympans et que je daignais enfin rouler sur le côté pour attraper l'engin. Il y a intérêt à ce que ça soit important ronchonnais-je intérieurement tout en appuyant sur le bouton. Je n'avais même pas regarder qui avait osé me perturber, déjà assez frustrée de devoir quitter un moment si important entre mes deux personnages préférés.

    "Allô j'écoute..?"

    "Oh oh je paris que j'ai tiré quelqu'un de sa lecture" me taquina la personne à l'autre bout du fil.

    "Lola ?!"

    "Suis-je si reconnaissable que ça ?"

    Je gloussais, sa répartie ne m'avait pas manquée. "Alors quoi de neuf ma Sacha ?"

    "Pas grand chose.. Urgence ou pas ?" Questionnais-je tout en survolant la page suivante. Même si c'était ma cousine que je n'avais plus vu ni entendu depuis longtemps, elle avait eu le malheur de m'appeler dans un moment déliquat. Je voulais savoir la suite!

    "Je vois, je dérange à ce point ?"

    "Oui" répondis-je à brûle-pourpoint.

    "J'apprécie ta franchise, l'entendis-je rigoler. Et pour répondre à ta question : légèrement oui. A-tu quelque chose de prévu ces vacances ? Mis à part lire un nombre impossibles et inimaginable de livres en deux mois tout en te goinfrant de truc bien gras et dormir ?"

    J'écarquillais les yeux.

    "Comment t'a su ?"

    "C'est assez simple de deviner, surtout que je me rappelle bien il y a deux ans, ta transformation mademoiselle-addicte-de-livre."

    Je l'imaginais bien faire les guillemets avec ses doigts par rapport au surnom et souris face au souvenir. J'avais eu le bonheur de découvrir l’armoire cachet de nos grand-parents. Ainsi avait commencé mon aventure entre différents mondes créé par les 26 lettres que contenait l'alphabet, toutes mise en un différent ordre pour fabriquer à elles seules une histoire inoubliable.

    "Donc ?"

    "Heu non rien, rien de prévu si ce n'est ce plan parfait" ironisais-je.

    "Super ! Parce que j'ai une proposition à te faire."

    "Balance."

    "Tu veux venir avec moi chez ma grand-mère paternel pendant les deux mois de vacances ?"

    "La maison près de la plage ?"

    "C'est ça, bonne mémoire ! Mais où est donc passé le côté poisson Dory ?"

    Je tirais la langue. "Très drôle" répliquais-je.

    Mais redevenu sérieuse, je songeais un instant à sa demande. Deux mois à passer au soleil, à bronzer, à se baigner dans la mer et à manger des glasses. En un sens je ne mettrai pas de côté mon planning puisque je lirais sur la plage, goûterai avec plaisir à tout les sorbets et passerai le reste de mon temps dans un lit. En effet c'était plutôt tentant, restait à voir la réponse des parents.

    "Je serais bien pour mais pour ce qui est de papa et ma_"

    "Je me charge de les persuader. Descend les voir et met-moi en haut-parleur. Je vais mettre mes talents d'art oratrice en pratique."

    "Tu n'en fais pas un peu trop Lola ?" Rigolais-je. "Et puis si je te dis que je n'ai pas la fois et que mon livre me presse de finir le chapitre non terminé ?"

    "Bouge ton popotin maintenant Sacha ! Ton livre attendra, les vacances et le billet de train eux, ils ne risque pas."

    Je soupirai. Elle n'avait pas tord sur ce point là, il fallait l'avouer. Ce fut donc avec tristesse que je lâchais mon roman et m'extirpais avec une lenteur pire qu'un escargot de mon lit. Sortant de ma chambre, je me dirigeais tout droit vers le salon étant sûr de les trouver là à être affalé dans le canapé. Le téléphone en main, je les prévenu de ma présence et ajoutais tout en appuyant sur l'haut-parleur :

    "C'est Lola, elle désire vous parler."

    Ils firent tout les deux un "o" muet et papa fut le premier à se raprocher du téléphone et s'exprima :

    "Bonjours Lola, ça fait un moment qu'on ne t'a pas entendu dis moi !"

    "Oui ha ha, Sacha a été très surprise aussi. Je voulais vous parler au sujet d'une idée dont je viens d'en parler avec elle et elle est d'accord, il s'agit qu'elle vienne avec moi passer les deux mois de vacances chez ma grand-mère paternel dans la maison à deux pas de la plage."

    Et c'était loin d'être une exagération. On sortait de chez elle, on sentait déjà l'air salé et entendait le bruit des vagues. Il suffisait simplement de traverser la route et nous nous trouvions sur du sable. 

    "Les deux mois tu dis ? Et vous seriez juste toute les deux avec ta grand-mère ?"

    "Chez ma grand-mère on serait juste toute les deux, on dormirais dans la même chambre mais sinon je la présenterai à mes amis."

    Je relevais instinctivement les yeux au dernier mot prononcé. Amis, elle ne me l'avait pas mentionné. Moi qui était une dévoreuse de livre depuis plus de deux ans, j'avais coupé les ponts avec la sociabilité et m'étais plongée dans la lecture. Je déglutis. Voyant mon malaise, papa se sentis obligé de poser la question numérique.

    "Et combien vous êtes alors dans votre groupe ?"

    "On est six, je les connais tous de mes mois passé là-bas, ce sont des amis de vacances. Il y aura Candice, Timéo, Seth, Malorie et Troy."

    "Donc vous serez sept, comme le nom d'un des gars d'ailleurs" remarqua t'il. "Sympa, une bonne bande de pote tout ça. Et bien on va réfléchir et on te tiens au courant. En tout cas ravi de t'avoir entendu miss."

    "A plus !" lui criais-je indirectement, déjà perdue dans mes réflexions.

    Et il me tendit le téléphone que j'éteignis et fourrai dans ma poche, silencieuse. Cinq personnes que je ne connaîtrais pas, à devoir côtoyer pendant deux mois sachant que je n'avais plus adressé la parole à quiconque si ce n'était mes professeurs et mes parents. Ou mes livres.. Mais ça ne restait toujours pas beaucoup de personnes. Ou au contraire, beaucoup de personnes si tu t'imagine le nombre de bookins qui prennent la place de ton sol puisqu'il n'y en a plus dans l'armoire songeais-je. Mes parents se retournèrent d'un synchronisme effrayant vers moi, me fixant de leur petit yeux qui commençaient à avoir des rides.

    "Quoi, qu'est ce que vous avez à me regarder comme ça ? J'ai un bouton sur le nez ou un colocataire qui sort du pif ?"

    "Sacha.." marmonna ma mère par rapport à mes propos et mon vocabulaire.

    "On attendais une réponse, et une réaction de ta part aussi" déclara papa.

    "Oh je vois, vous vous attendiez à ce que je m'évanouisse de peur c'est ça ? Désolée d'avoir raté le spectacle" rétorquais-je.

    "Tu es bien la fille à ton père pour avoir autant de sarcasme" me répondit maman.

    Je levais les yeux au ciel. Sincèrement ils attendaient vraiment de me voir tressaillir à l'entende du mot "amis" ? Merci beaucoup chère parents pour avoir remarqué combien je souffrais les années passées à cause de mes soit-disant "meilleures amies" et pourquoi j'avais donc pris la voie de m'enfuir dans des rêves éveillées jusqu'à pas d'heure le soir.

    "Moi je dis, ça te ferais le plus grand bien de partir d'ici et d'aller rencontrer d'autres personnes. Surtout que tu sera qu'entre jeunes, aucun adultes pour te surveiller, entourée de garçons_"

    "Chérie !"

    "Papa !" M'écriais-je au même moment que ma mère.

    "Quoi ? Qu'est ce que j'ai dis de mal ?" S'indigna t-il en écartant les bras en signe d’incompréhension.

    Je soupirai. Cet homme ne pouvait pas être mon père, c'était un adolescent retardataire dans sa tête. Toujours le premier pour faire des bêtises ou encore courir jusque dans ma chambre et se blottir sous la couette de mon lit. Et pourtant il était marié et avait eu un enfant. Moi, la descendante d'un esprit mis-gamin mis-intelligent. Pas très bonne combinaison tout ça.

    "Tu viens juste de lui faire sous-entendre des choses qu'il ne faut pas qu'elle fasse" tenta d'expliquer maman.

    "Mais c'est ce que tout les jeunes font ! Ils boivent de l'alcool, font la fêtes s'en arrêts et embrassent n'importe qui" renchéri t-il.

    Je passais une main sur mon visage tandis que maman lui jeta un regard noir d'avertissement.

    "C'est exactement la définition qui ne me correspond pas, papa. A-tu oublié que je suis une écrevisse renfermée ?"

    "N'exagère pas Sacha, je suis sûr et certain que tu trouvera ton premier petit copain."

    En guise de réponse il eu droit à une tape derrière la tête de ma part.

     

    *

     

    Cela devait bientôt faire une demi-heure que mes parents se disputait à mon sujet, sur ce que j'avais le droit de faire et de ne pas faire lorsque je serais chez Lola. Je les entendais de ma chambre. D'un côté, habitant une maison à un étage tout se trouvait au même niveau et donc le son se propageait plus rapidement. Au moins je n'avais pas peur de me faire prendre en train d'écouter aux portes.

    Après la description tel que mon père voyait d'une adolescence sans parents et la tape que je le lui avait donnée par la suite, je m'étais réfugiée dans ma chambre et m'étais jetée sur le chapitre non terminé. Mais bizarrement, je n'étais pas concentrée. Ce qui était très étrange moi qui avait pris l'habitude de lire dès que j'avais du temps libre. Ce qui veut dire très souvent. C'était une de mes principales occupations et la où l'on me trouvait la plupart du temps. Si ce n'était entrain de dormir ou manger des gateaux caché dans les tiroirs de mon bureau, où bien tout simplement à la librairie en recherche de nouveau stock de lecture.

    Mais voilà que pour une première fois depuis un long moment, les mots écrits sur le papier ne m’intéressaient pas. J'étais perdue dans mes réflexions philosophiques. Où plutôt pensées tout court parce que je n'avais pas encore goûtée à cette matière-là, chose que je redoutais tout au plus. Comment dire que tout était focalisé sur le faite que mes parents avaient miraculeusement acceptés que je parte du côté de la plage et que donc j'allais me retrouver au beau milieux de six personnes à qui je devrais raconter ma pauvre vie ? Où de ne rien raconter du tout puisque je serais en proie à la panique. Et pour le coup il se peut bien que je m'évanouisse. Mais que m'avait-il pris d'accepter ? Je veux dire, c'était géniale que j'aille voir ma cousine mais qu'est ce que eux viendraient-ils à penser de moi ? Ses amis de vacances, je ne voulais absolument pas avoir l'étiquette de "ici l'incruste bonjours" sur le front. C'était hors de question.

    Et puis lorsqu'on irai à la plage, personne d'autre mis à part ma famille et très peu d'amis m'avait vu en maillot de bain. Mon Dieu, je commençais déjà à faire la liste de tout les malheurs qui allait m'arriver une fois la bàs, face à eux. Surtout qu'il y avait majorité de garçons ! Moi qui complexais sur mes cuisses, passer mon été en short ou moins n'allait pas aider... Essaye de te rappeller les noms qu'elle a donné pensais-je. De mes souvenirs il y avait Seth, étant donné que papa avait fait la remarque sur le nombre cela m'avait permis de le retenir plus facilement que les autres. Après il y avait Troy, Troy ! m'écriais-je intérieurement. Comment avais-je pu ne pas faire la connexion plus tôt ? Ce garçon avait le prénom de mon tout premier amour : Troy Bolton, le personnage joué par le célèbre Zac Efron dans "High School Musical".

    Ces trois films étaient toute mon enfance et même plus à ma plus grande fiertés. Oui, j'assumais complètement le faite que moi, Sacha Claris âgée de dix-sept ans depuis quelques semaines regardais toujours ces DVD. Il fût même un temps où mon alarme se résumait à ça : "WHAT TEAM ? WHAT TEAM ?" et qu'il fallait que je réponde "WILDCATS!" avec assez de conviction pour que la dernière réplique s'ensuive et s'arrête. "WILDCATS! GET YOUR HEAD IN THE GAME!". C'était une de mes nombreuses périodes.

    Mais pour le reste, c'était le vide totale. Elle m'avait envoyé quelques messages une fois que j'avais racrochée pour me dire ô combien elle était contente et espérait fortement que je vienne. Et puis quand elle avait reçu la réponse positive, elle m'avait écrit un roman en lettres capitales pour m'exprimer sa joie et son contentement. Je lui avait simplement envoyé un caca en signe de réponse.

    Oui, dix-sept ans et immature. Voilà comment je me décrirais-je. Mais aussi une bookaholic booknerd pour les termes anglophone que j'appreçiais tout autant. Je n'avais pas la moindre idée de comment j'allais survivre avec mon mal-être. Quoi que, il suffisait que je prenne une énorme valise avec le stricte minimum pour laisser suffisamment de place pour mes livres. Voilà comment j'allais procéder. La discussion de mes parents cessa et j'entendis les pas légés de ma mère suivis de ceux de mon père se rapprocher de ma chambre. Puis trois petits toc.

    "Je peux entrer ?"

    C'était la voix de maman.

    "Oui vas-y."

    Ils rentrèrent donc tout les deux et elle referma la porte derrière elle et s'installa tranquillement sur le bord de mon lit tandis que papa resta debout, les bras croisés.

    "J'ai discuté avec ton père et nous avons donc mis d'un commun accord les règles à respecter" me dit-elle tout en regardant d'un oeil sévère le concerné. "Puisque c'est la première fois que tu pars du jours au lendemain sur une longue durée loin de nous, nous avons décidées qu'il serait préférable que tu reste raisonnable."

    Je roulais des yeux. Quand avais-je été le contraire ? Jamais je n'avais rapportée d'observations dans mon carnet scolaire - si ce n'était celle de mes 12 ans pour oubli de manuel scolaire - ni d'heure de retenue. Mais je ne répliquais pas.

    "Alors il faudra bien que tu respecte ce que nous allons te dire compris ?" Je hochais de la tête. "Bien. Tout d'abord.."

    Je m'étais cru en cours de français, entrain de faire un commentaire d'un texte et de revoir la méthodologie. J'avais tout de même écoutée ce qu'elle me disais même si je savais que cela se résumait au précautions primaires : ne pas boire de l'alcool - ou du moins très très peu - faire attention si je sortais le soir, rester toujours aux côtés de Lola et essayer de minimaliser les bêtises puisque d'après elle, elle ne désirait pas être réveillée en pleins milieux de la nuit par un coup de téléphone de la police qui l'informerai que sa fille se trouvait entrain de rouler sur un cadis dans un super-marcher.

    Je n'avais pus contenir mon rire plus longtemps. C'était la goûte de trop. Croyaient-ils vraiment que j'allais entreprendre tout ce qu'ils avaient énumérés ? Je n'étais pas du temps une fille de ce genre, je préférais largement rester au fond de mon lit à regarder des séries que de m'amuser à danser coller-serré avec des inconnus.

    "Et dernière nouvelle, tu pars demain à neuf heure."

    Cela me fit arrêter d'un seul coup. Neuf heure ? Demain ? Je ne pourrais donc pas faire de grace matinée et dormir jusqu'à midi ? Très drôle, ce n'étais en aucun cas mon habitude. Je trouvais que c'était une perte de temps de dormir si tard, j'étais plutôt une lève-tôt même si j'étais la première à me glisser sous la couette. Mais question réveille j'en mettais même en vacances. A vrais dire, c'était plus les rayons du soleil et les oiseaux. Très poétique tout ça dis-moi. Chose sûre, je ne me levais pas plus tard que neuf heure. Ce qui me faisait peur c'était le temps qu'il me restait pour faire ma valise, préparer mon casse-croûte et décider de quel livres j'allais emporter avec moi dans cette aventure contre la mort assurée. 

    "Ok. Conte à rebourd s'il vous plais ?"

    "13 heures et trente minutes. Mais si tu enlève les heures de sommeil il ne te reste plus que 7 heures trente et uniquement si tu te couche à 11 heures et demi."

    "Mission suicide sélectionnée" annonçais-je accompagné d'un rire jaune.

    Et je m'étalais en Patrick l'étoile de mer sur mon lit.

    "Courage, que la force soit avec toi" m'intima mon père avant de quitter ma chambre suivis de maman qui me gratifia un sourie d'encouragement.

    "Merci, je vais bien en avoir besoin.."

    Et c'est en ronchonnant une deuxième fois que je m'extirpais de mon matelas pour me diriger vers la salle de bain. La douche me fit du bien. Une fois en peignoir et la serviette enroulée sur la tête pour maintenir mes cheveux mouillés, j'entrepris de choisir rapidement mes vêtements. De toute manière ça se résumait à shorts et débardeurs avec quelques vestes - on ne sait jamais - et puis quelques paires de maillots de bains.  Cela m'avait pris moins de dix minutes. Je n'avais pas fais attention à ce que je prenais, j'avais pioché dans le tas de mes affaires et les avaient fourrées dans la valise. Puisqu'en fin de compte, ce n'était pas un concours de défilé, c'était question d'être à l'aise et en condition pour des vacances à la plage. Ma valise était prête. Restait à présent le débat de quels livre emporter. Mais avant tout, il fallait que je me rhabille et prévois quel serait mon repas de demain.

     

    Je fis mon chemin jusqu'à la cuisine et ouvrit le réfrigérateur. Je fis un mélange de trois salades différentes mais lorsque je voulu couper des petits bout de tomates pour rajouter de la couleur, le jus m'éclaboussa directement dans l'oeil.

    "Ah !" M'écriais-je à la soudaine attaque.

    "Tout ce passe bien dans la cuisine ?" Me questionna maman.

    "Heu.. Oui oui, je viens juste de me faire attaquer par du jus de tomate mais à par ça tout va bien" lui répondis-je en rigolant faussement.

    Mais qui de la terre entière ce faisait attaquer de la sorte ? Je savais que les poulpes lançaient leur encres, mais les tomates ! Normalement il n'y avait pas d'explosion de jus ! Où alors j'étais malchanceuse...où maladroite. Oui, surtout maladroite. Je n'avais pas l'air maligne moi à présent, entrain de cligner de l'oeil pour que le jus parte de lui-même avec un couteau dans une main et l'autre restée en l'air en signe de "n'approchez surtout pas !". Il fallut bien évidement que papa se décida à rentrer à ce moment là.

    "Mais qu'est ce qu'il t'ai arrivée pour que tu tire une tête pareille ?"

    "Attaque de jus de tomates."

    Et ce fut son tour aussi de rire face à la situation : moi et ma mine sérieuse du combattant contre le ridiculisme de mes mots.

    "Tu as vraiment tout détenu de ton papounet ma pauvre. Chérie !" cria t-il, "ta fille est aussi nul que moi en cuisine !".

    "Oui mais au moins je n'ai pas fais baigner trois raviolis dans de l'eau salé" rétorquais-je à demi-outré de son précédent commentaire.

    "Ah peut-être mais je n'ai pas cramé les cookie en ayant sélectionné la case pour rôtir le poulet."

    "Je n'ai pas oublié l'eau pour cuir les pâtes."

    "Normal t'en a jamais fait" se défendit-il.

    "Bon la dispute de celui qui a fais pire en cuisine, on arrête" répliqua maman en rentrant dans la pièce. "Et toi, pose ce couteau ou tu va m'assassiner quelqu'un avec".

    Libérée de l'arme, j'allais immédiatement me rincer le visage, heureuse de pouvoir cligner normalement de l'oeil sans sentir une substance gélatineuse dessus. Mais voyant que je retournais vers mon mixe de salade, maman m'intérompis :

    "Je m'en occupe, va plutôt regarder dans le garde-manger pour ton dessert."

    Je ne me fis pas prier deux fois. Si je pouvais éviter une possible attaque, j'étais preneuse. Le choix des gâteaux fut rapide. Je pris deux boîtes de granola, étant sûr que j'aurais de quoi grignoter avant l'heure du repas.

    "Si tu veux j'ai achetée une nouvelle sorte de cookie, tu peux les prendre ils sont super bon, carré de chocolat blanc et framboise" m'intima maman de la cuisine.

    Je m'arrêtais. Elle avait bien raison, ils étaient en effet délicieux puisque la boîte même se trouvait dans le premier tiroir de mon bureau. Oups.

    "Merci maman mais je trouve mon bonheur."

    Et ce fit à pas de souris que je remontais en vitesse dans ma chambre vérifier que tout n'avait rien bouger, et qu'ils étaient encore là. Du moins les trois derniers sur un paquet de douze.

    Il ne me restait plus beaucoup de temps. Nous avions déjà pris le dîner sur la terrasse et j'étais toujours entrain de réfléchir sur quels livres prendre et lesquels laisser ici.

    "Celui-là il est trop bien, non celui-là ! Oh mais il y a lui ! Mon Dieu, celui-là le résumé est trop cool ! Sauf que si je prend lui que j'ai acheté le mois dernier alors il faut que je prenne celui-ci que j'ai achetée il y a trois mois.. Non mais il y a lui ! Et puis lui aussi il a l'air génial ! Mais celui-là, et lui, et celui avec la fille et sa main en feu.."

    C'était un véritable débat. Et puis un moment très délicat et émotionnel. Je ne voulais pas en laisser, je voulais tous les emmener avec moi. Sauf que la place manquerait. A moins que...Et j'eus une idée de génie. J'allais prendre deux sac à dos en plus. L'un je mettrai mon casse-croûte au dessus pour faire croire qu'il n'y avait que ça alors que l'espace sera majoritairement prise par des livres, et l'autre en  sera entièrement remplis. Au finale, après avoir pris soigneusement le temps de les rangés, j'emportais avoir moi une vingtaine de bookins. Mais si j'avais su ce qu'il adviendrait de la plupart, j'aurais réfléchis à deux reprises avant de les emmener. Puisque cette été allait être de loin ce que j'avais imaginée..

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